Charge à payer
Une charge à payer est une charge qui se rattache à l’exercice comptable clos (bien livré, service rendu) mais dont la facture n’a pas encore été reçue, ou dont le règlement n’est pas encore intervenu à la date de clôture. Elle est constatée par une écriture d’inventaire, afin que l’exercice supporte bien toutes les charges qui le concernent, quelle que soit la date de réception de la facture. Elle repose sur le principe de rattachement des charges à l’exercice, au cœur de la comptabilité d’engagement, et figure au passif du bilan comptable, dans les dettes.
Quelles sont les différentes catégories de charges à payer ?
– Factures non parvenues (FNP), pour les achats de biens ou de services livrés avant la clôture mais non encore facturés, enregistrées au compte 408
– Charges sociales à payer, comme les congés payés acquis mais non pris, comptabilisés au compte 4282, et les cotisations afférentes aux comptes 438
– Charges fiscales à payer, comme la taxe d’apprentissage, la CFE ou l’impôt sur les sociétés dû, enregistrées au compte 448
Intérêts courus non échus, correspondant aux intérêts d’emprunt courus à la clôture mais exigibles ultérieurement, enregistrés au compte 1688
– Autres charges à payer, comme les honoraires, les commissions ou les primes, rattachées à l’exercice mais non encore réglées
Qu’est-ce qui n’est pas une charge à payer ?
Une charge à payer ne doit pas être confondue avec une dette certaine, déjà facturée et enregistrée en comptabilité : lorsque la facture est reçue avant la clôture, la charge est comptabilisée normalement au compte fournisseur (401), sans passer par une écriture d’inventaire. Elle diffère également d’une provision pour risques et charges, dont l’échéance ou le montant restent incertains, alors que la charge à payer est certaine dans son principe et dont le montant est connu ou estimable avec une précision suffisante. Enfin, elle ne se confond pas avec une charge constatée d’avance, qui est l’opération inverse : une charge déjà payée mais qui se rattache à l’exercice suivant, et qui figure donc à l’actif.


