Charges indirectes

Charges indirectes

Les charges indirectes sont les charges qui concernent plusieurs coûts à la fois (produits, services, commandes, clients, chantiers) et qui ne peuvent donc pas leur être affectées immédiatement. Pour les rattacher à chaque coût, il faut passer par une étape de répartition, au moyen de clés de répartition ou de centres d’analyse. Notion propre à la comptabilité analytique, elle intervient dans le calcul du coût de revient complet de chaque produit ou activité.

Quelles sont les différentes catégories de charges indirectes ?
– Loyer, électricité et chauffage de l’atelier ou des bureaux, qui profitent à l’ensemble des productions
– Salaires du personnel administratif, de direction ou d’encadrement, non dédié à un produit ou un client précis
– Assurances et contrats de maintenance couvrant l’ensemble de l’outillage ou des locaux
– Dotations aux amortissements du matériel utilisé pour plusieurs fabrications
– Frais généraux, comme la comptabilité, l’informatique, les fournitures de bureau ou la téléphonie

Exemple
Reprenons le menuisier qui fabrique une cuisine sur mesure. Le bois et les heures de l’ouvrier affectés à cette commande sont des charges directes. En revanche, le loyer de l’atelier, l’électricité et le salaire de la secrétaire bénéficient à toutes les commandes : ce sont des charges indirectes. Pour les intégrer au coût de la cuisine, le menuisier les répartit selon une clé, par exemple le nombre d’heures de main-d’œuvre : si cette commande représente 10 % des heures de l’atelier sur le mois, elle supporte 10 % de ces charges.

Qu’est-ce qui n’est pas une charge indirecte ?
Une charge indirecte ne doit pas être confondue avec une charge directe, qui peut être rattachée immédiatement à un coût sans calcul de répartition. Elle ne se confond pas non plus avec une charge fixe : le classement direct/indirect porte sur la facilité d’affectation à un coût, alors que le classement fixe/variable porte sur le comportement de la charge face au niveau d’activité. Une charge indirecte peut ainsi être variable, comme l’électricité de l’atelier qui augmente avec la production. Enfin, elle diffère de la notion de charges d’exploitation, qui relève de la comptabilité générale et classe les charges par nature, et non selon leur affectation à un coût.

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