Immobilisations incorporelles

Immobilisations incorporelles

Une immobilisation incorporelle est une immobilisation immatérielle. Bien qu’elle puisse s’appuyer sur un support matériel (un logiciel par exemple), c’est bien sa dimension intangible qui est porteuse d’avantages économiques futurs pour l’entreprise. Ces immobilisations s’enregistrent dans les comptes dont le numéro commence par 20.

Quelles sont les différentes catégories d’immobilisations incorporelles ?
– Frais d’établissement et de développement : dépenses engagées lors de la création de l’entreprise ou pour des projets de recherche et développement
– Concessions, brevets, licences et marques : droits de propriété intellectuelle acquis ou créés par l’entreprise
– Logiciels : programmes informatiques créés en interne ou acquis auprès d’un tiers
– Droit au bail : droit d’occuper un local commercial, cédé par le locataire sortant
– Fonds de commerce : ensemble des éléments incorporels attachés à l’exploitation (clientèle, enseigne, achalandage)

Qu’est-ce qui n’est pas une immobilisation incorporelle ?
Certains éléments proches ne relèvent pas de cette catégorie :
– Les immobilisations corporelles : biens physiques tels que les machines, véhicules ou constructions, enregistrés dans les comptes 21
– Les charges d’exploitation : dépenses consommées sur l’exercice, comme les frais de publicité courants, qui ne créent pas d’actif durable pour l’entreprise
Cette distinction conditionne le traitement comptable retenu : une immobilisation est amortie ou dépréciée dans le temps, alors qu’une charge est comptabilisée immédiatement en résultat.

Pourquoi bien maîtriser le traitement des immobilisations incorporelles ?
Une bonne maîtrise permet de sécuriser la valorisation du bilan, d’anticiper les règles d’amortissement applicables selon la nature de l’immobilisation, et de distinguer correctement ce qui doit être immobilisé de ce qui doit être passé en charge.

Immobilisation incorporelle